Comment passer au « Zero Trust » : une feuille de route pratique
2026
Le modèle « Zero Trust » est souvent présenté comme l’avenir de la cybersécurité. Or, cet avenir est déjà une réalité aujourd’hui. La question n’est donc plus de savoir s’il faut passer au “Zero Trust”, mais plutôt par où commencer concrètement.
Heureusement, adopter une approche « Zero Trust » n’implique pas nécessairement une refonte radicale de toute votre infrastructure IT. Les meilleures implémentations se font progressivement. On commence à petite échelle, on se concentre sur les risques les plus importants, puis on élargit l’approche étape par étape.
Dans cet article, nous vous proposons une feuille de route pratique pour vous lancer concrètement dans le « Zero Trust ».

Commencez par l’essentiel
Une bonne approche « Zero Trust » commence par une vision claire de votre environnement. Avant de mettre en place de nouvelles mesures de sécurité, vous devez savoir quels systèmes, applications et données présentent le plus grand risque en cas de compromission.
Il peut s’agir, par exemple :
- de données clients sensibles
- de systèmes financiers
- d’environnements de production critiques
- de propriété intellectuelle
Un audit permet d’identifier clairement ces points sensibles. En vous concentrant d’abord sur ces éléments critiques, vous réduisez immédiatement vos risques et obtenez rapidement des résultats visibles. Cela facilite également l’adhésion interne pour les prochaines étapes du déploiement.
Cartographiez clairement les droits d’accès
Les collaborateurs changent de fonction. Les partenaires externes vont et viennent. Les droits d’accès sont souvent étendus, mais rarement retirés. Il est donc essentiel d’analyser précisément qui a aujourd’hui accès à quels systèmes.
Identifiez clairement :
- qui a accès à quelles applications
- quels accès sont réellement nécessaires
- où les droits sont trop larges, obsolètes ou superflus
Cet exercice permet souvent de détecter rapidement des améliorations concrètes. Supprimer des comptes inutilisés ou limiter des droits d’accès trop étendus permet déjà de réduire considérablement les risques, même avant le déploiement de nouvelles technologies.
Commencez par un projet pilote à petite échelle
La meilleure façon de se lancer dans le « Zero Trust » est de commencer par un projet pilote contrôlé. Choisissez une équipe, un département ou un cas d’usage bien défini, où la sécurisation des accès est importante, tout en gardant un périmètre maîtrisable.
Quelques exemples :
- l’accès à distance à une application métier importante
- l’accès pour des partenaires ou fournisseurs externes
- un département qui travaille avec un grand nombre de données sensibles
Dans le cadre de ce projet pilote, vous appliquez les principes du « Zero Trust » à l’aide de technologies telles que le ZTNA (Zero Trust Network Access) ou le SSE (Secure Service Edge). Recueillez les retours des utilisateurs, des responsables d’applications et des équipes IT. Ces informations vous aideront à affiner votre approche.
Cette phase est essentielle. Elle vous permet de tester, d’ajuster et d’apprendre avant de déployer le « Zero Trust » à plus grande échelle.
Facilitez autant que possible l'accès à la sécurité
Dans les projets de sécurité, on sous-estime souvent la résistance des utilisateurs. Si la sécurité devient trop contraignante, les utilisateurs finiront tôt ou tard par chercher des contournements. C’est pourquoi l’expérience utilisateur doit être intégrée dès le départ dans votre approche.
En combinant le « Zero Trust » avec des solutions comme le Single Sign-On (SSO) et l’authentification multifacteur (MFA), les utilisateurs accèdent aux applications dont ils ont besoin de manière sécurisée, sans obstacles inutiles.
Surveillez et améliorez en continu
Le « Zero Trust » vous donne une visibilité bien plus précise sur votre environnement informatique que les modèles de sécurité traditionnels. Vous voyez qui accède à quelles applications, depuis quel appareil ou quel emplacement, et comment les systèmes sont utilisés.
Ces informations peuvent vous aider à :
- détecter plus rapidement les comportements anormaux ou à risque
- affiner les règles d’accès
- repérer les problèmes de performance avant qu’ils ne soient signalés par les utilisateurs
Le « Zero Trust » n’est donc pas un projet ponctuel. C’est une approche qui vous aide à améliorer votre sécurité de manière continue, plus intelligente et plus ciblée.
Étendez l’approche étape par étape
Une fois votre projet pilote stabilisé et les premiers résultats obtenus, vous pouvez élargir le déploiement du « Zero Trust ». Vous pouvez l’étendre à d’autres équipes et départements, à des applications métier supplémentaires, à des utilisateurs externes comme des partenaires et fournisseurs, ainsi qu’à différents sites et environnements cloud.
Comme les règles d’accès sont gérées de manière centralisée, cette extension est beaucoup plus simple qu’avec des solutions VPN traditionnelles. Chaque nouvelle étape réduit votre surface d’attaque et vous donne davantage de contrôle sur votre environnement IT.
Prêt à franchir la première étape ?
Démarrer avec le « Zero Trust » commence par une vision claire de votre modèle d’accès actuel. Où se situent les risques les plus importants ? Quels utilisateurs disposent de droits trop étendus ? Et où pouvez-vous apporter des améliorations rapides ?
Identifions cela ensemble. Contactez-nous et découvrez les premières étapes que votre organisation peut mettre en place pour avancer vers le « Zero Trust »