Dites adieu au VPN: pourquoi le « Zero Trust » devient la nouvelle norme

2026

Pendant des années, le VPN s’est imposé comme la solution de référence pour sécuriser l’accès à distance. Les collaborateurs qui travaillaient à domicile ou devaient se connecter au réseau de l’entreprise en déplacement se connectaient via un VPN et pouvaient commencer à travailler. Ce modèle a longtemps très bien fonctionné pour de nombreuses entreprises. 

Mais à l’heure où les ransomwares, le phishing et les attaques via la supply chain se multiplient, le VPN est devenu un raccourci risqué. Avec un VPN, le principe est simple : une fois connecté, c’est pour de bon. Et cela représente aujourd’hui un risque majeur. 

La solution ? Ne plus partir du principe qu’un utilisateur, un appareil ou une application est automatiquement digne de confiance. C’est précisément pour cette raison qu’un nombre croissant d’organisations passent au « Zero Trust ». 

Reasons why Zero Trust is the new standard for business cybersecurity compared to VPN

Pourquoi le VPN ne suffit plus 

Le Virtual Private Network (VPN) a été pendant des décennies la référence en matière d’accès à distance sécurisé. Lorsque vous étiez en dehors du bureau, le VPN faisait office de passerelle vers le réseau de l’entreprise. 

Le VPN fonctionne en établissant un « tunnel » sécurisé qui dirige le trafic de l’utilisateur vers le réseau de l’entreprise via une connexion chiffrée. On peut le comparer au mur d’enceinte d’un château dans l’environnement de travail numérique. Pendant des années, les douves et le pont-levis, autrement dit le VPN et le pare-feu, ont maintenu les intrus à l’extérieur, tandis que les collaborateurs pouvaient circuler librement à l’intérieur. 

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, les menaces ne viennent plus uniquement de l’extérieur. Les attaquants trouvent des moyens de passer par-dessus, sous ou même à travers les murs. 

Le VPN repose sur un principe de sécurité obsolète : une fois à l’intérieur, les utilisateurs ont souvent accès à bien plus que ce dont ils ont réellement besoin. Dans le contexte de travail actuel, cette approche présente des risques évidents. 

  • Un identifiant volé peut donner à un attaquant l’accès à de larges parties du réseau. 
  • Le trafic passe souvent par une passerelle centrale, ce qui provoque des ralentissements et de la frustration. 
  • Pour les équipes informatiques, la gestion de différents clients, configurations et exceptions engendre souvent une complexité inutile. 

 

« Zero Trust » : ne faites confiance à rien, vérifiez tout 

Le modèle « Zero Trust » change complètement cette approche. Dans l’ancien modèle de château fort, l’objectif principal était de tenir les intrus à l’écart. Le « Zero Trust » part d’un principe différent : les menaces peuvent déjà se trouver à l’intérieur. 

Le « Zero Trust » signifie : 

  • Aucune confiance implicite. 
  • Chaque utilisateur, chaque appareil et chaque application doit prouver son identité à chaque fois. 
  • L’accès est limité aux ressources spécifiques nécessaires, ni plus ni moins. 

Le « Zero Trust » n’est pas un produit isolé. C’est une approche de sécurité. Une autre façon d’envisager l’accès, le risque et le contrôle. 

 

Quel est le lien avec ZTNA, SSE et SASE ? 

Pour appliquer le modèle « Zero Trust » dans la pratique, les organisations ont besoin de technologies capables d’imposer cette approche. C’est là qu’interviennent les abréviations suivantes : 

  • Le ZTNA, ou Zero Trust Network Access, veille à ce que les utilisateurs ne se connectent plus à l’ensemble du réseau, mais uniquement à l’application ou au service spécifique dont ils ont besoin. Le réseau plus large reste invisible. 
  • Le SSE, ou Secure Service Edge, ajoute une couche de sécurité basée dans le cloud. Cela comprend notamment la protection contre le phishing, le contrôle des applications cloud, le filtrage du trafic web et les mesures de prévention contre la perte de données. 
  • Le SASE, ou Secure Access Service Edge, combine cette approche de sécurité avec une optimisation intelligente du réseau. Il améliore ainsi à la fois les performances et la connectivité entre les bureaux, les datacenters et les environnements cloud. 

Pour de nombreuses organisations, le ZTNA constitue la première étape concrète. Le SSE forme la couche de sécurité plus large, tandis que le SASE est le modèle global qui réunit sécurité et connectivité. 

 

Pourquoi le « Zero Trust » s’inscrit parfaitement dans la logique de NIS2 

La montée en puissance du « Zero Trust » n’est pas seulement logique sur le plan technique. Elle est aussi stratégique, en particulier dans le cadre de NIS2. 

La directive européenne NIS2 renforce les exigences imposées aux organisations actives dans des secteurs essentiels et importants, comme les soins de santé, l’industrie, le transport, les services financiers, les services numériques et le secteur public. Ces organisations doivent pouvoir démontrer qu’elles prennent la sécurité des réseaux et de l’information au sérieux. 

Cela implique notamment : 

  • des contrôles d’accès clairs 
  • une surveillance continue 
  • une visibilité complète 
  • la journalisation et le reporting 
  • l’application du principe du moindre privilège 

Et c’est précisément là que le « Zero Trust » excelle. Alors qu’un VPN se contente souvent d’indiquer qui est connecté, une approche Zero Trust offre beaucoup plus de visibilité : qui a eu accès à quelle application, depuis quel appareil et quelles actions ont été effectuées ? Cela permet non seulement de réduire les risques, mais aussi de démontrer plus facilement la conformité. 

 

Les avantages du passage du VPN au « Zero Trust » 

Passer du VPN au “Zero Trust” ne se limite pas à renforcer la sécurité IT. Cette transition améliore aussi l’expérience utilisateur, la gestion et l’évolutivité. 

  • Une sécurité renforcée 
    Les utilisateurs n’ont accès qu’à ce dont ils ont réellement besoin. Cela réduit le risque de mouvement latéral au sein du réseau en cas d’abus ou d’incident de sécurité. 
  • Une meilleure expérience utilisateur 
    Fini les connexions VPN fastidieuses où tout le trafic passe par une passerelle centrale. Les utilisateurs peuvent travailler plus rapidement et plus simplement, où qu’ils se trouvent. 
  • Une gestion moins complexe 
    Les droits d’accès et les politiques de sécurité sont gérés de manière centralisée. Les équipes IT perdent ainsi moins de temps avec des configurations fragmentées et des problèmes liés aux clients VPN. 
  • Un accès sécurisé pour les tiers 
    Les fournisseurs et partenaires bénéficient uniquement d’un accès temporaire et ciblé, sans droits étendus sur le réseau ni installations lourdes. 
  • Plus de visibilité et de contrôle 
    Les organisations obtiennent une vision plus claire de qui fait quoi, où se produisent des comportements suspects et où une intervention est nécessaire. 
  • Une meilleure préparation pour l’avenir 
    Grâce à des contrôles de sécurité intégrés, des possibilités de reporting et une minimisation des données, le Zero Trust répond mieux aux nouvelles menaces et aux exigences réglementaires plus strictes. 

 

Où le « Zero Trust » fait-il aujourd’hui la plus grande différence ? 

Même si le “Zero Trust” est pertinent pour presque toutes les organisations, il apporte une valeur ajoutée particulière dans les environnements où se côtoient données sensibles, processus critiques et nombreux utilisateurs externes. 

  • Dans les soins de santé, le « Zero Trust » aide à mieux protéger les données médicales et à gérer les droits d’accès de manière plus stricte. 
  • Dans l’industrie, il offre une réponse solide au besoin d’accès à distance sécurisé à des systèmes de production spécifiques, sans exposer le reste du réseau industriel. 
  • Dans le secteur public et l’enseignement, il apporte davantage de contrôle dans des environnements complexes comptant de nombreux utilisateurs, sites et collaborations. 

 

Est-il temps de tourner la page du VPN ? 

Le VPN a joué un rôle important pendant de nombreuses années, mais il correspond de moins en moins à la réalité du travail hybride, des applications cloud, de la collaboration externe et des exigences de conformité plus strictes. 

Pour les organisations qui souhaitent davantage de contrôle, une meilleure visibilité et une sécurité renforcée, le « Zero Trust » n’est pas une tendance passagère. C’est la prochaine étape logique. Le ZTNA et le SSE offrent les briques nécessaires à une approche moderne, plus sûre, plus conviviale et prête pour l’avenir. 

Conclusion : les organisations qui s’appuient encore entièrement sur le VPN traditionnel regardent en réalité vers le passé. Celles qui investissent dans le « Zero Trust » construisent un environnement numérique bien mieux adapté à la manière dont les personnes travaillent aujourd’hui.