Pourquoi passer du VPN au « Zero Trust » ?
2026

6 bonnes raisons de franchir le pas vers le Zero Trust
Pendant des années, le VPN a été la solution de référence pour sécuriser les accès à distance. Ce modèle fonctionnait bien à une époque où les utilisateurs, les applications et les données se trouvaient principalement au sein d’un environnement réseau clairement délimité.
Mais cette réalité a changé. Aujourd’hui, les environnements informatiques sont hybrides, orientés cloud et très dispersés. Parallèlement, les cybermenaces sont devenues plus intelligentes, plus ciblées et plus tenaces. Dans ce contexte, les solutions VPN traditionnelles montrent de plus en plus leurs limites.
C’est la raison pour laquelle de plus en plus d’organisations évoluent vers le « Zero Trust ». Pourquoi ? Voici six bonnes raisons.
1. Une sécurité renforcée
Le principal problème du VPN est simple : une fois l’utilisateur authentifié, il obtient souvent un accès étendu au réseau. Ce modèle du tout ou rien crée une surface d’attaque importante. Si des identifiants sont compromis, les attaquants peuvent se déplacer latéralement dans le réseau à la recherche de données sensibles ou de systèmes vulnérables.
Le « Zero Trust » repose sur une approche fondamentalement différente :
- Chaque demande d’accès est vérifiée
- L’accès est accordé par application, et non automatiquement à l’ensemble du réseau
- Les droits sont réévalués en continu
Au lieu de donner un passe-partout aux utilisateurs, le « Zero Trust » leur accorde uniquement accès à ce dont ils ont besoin, et seulement pendant la durée nécessaire. Résultat : même si un compte est compromis, les dommages restent limités.
2. Une meilleure expérience utilisateur
Quiconque a déjà travaillé avec un VPN connaît les frustrations classiques :
- Connexion manuelle
- Performances ralenties à cause du trafic redirigé
- Connexions instables
Un VPN achemine tout le trafic par une passerelle centrale, même lorsque les utilisateurs accèdent à des applications cloud. Cela crée des ralentissements et des goulots d’étranglement inutiles.
Le modèle « Zero Trust » supprime ces frictions. Les utilisateurs se connectent directement aux applications dont ils ont besoin, sans détour. La sécurité fonctionne en arrière-plan, sans étapes supplémentaires pour l’utilisateur.
Le Zero Trust permet ainsi :
- Un accès plus rapide aux applications et aux ressources
- Une expérience utilisateur plus fluide
- Une moindre dépendance à l’emplacement réseau
3. Moins de complexité pour les équipes IT
De nombreux environnements VPN se sont développés progressivement au fil des années. Différents clients, configurations et exceptions les rendent de plus en plus difficiles à gérer. Cette complexité augmente non seulement la charge opérationnelle, mais crée aussi des risques supplémentaires.
Dans un environnement « Zero Trust », la gestion des accès est centralisée :
- Les règles de sécurité sont gérées depuis un seul endroit
- Les modifications sont appliquées immédiatement à tous les utilisateurs
- Les endpoints ne doivent plus être configurés individuellement
Cette évolution aide les équipes informatiques à adopter une approche moins réactive et à se concentrer davantage sur le contrôle, l’optimisation et la stratégie de sécurité.
4. Un accès maîtrisé pour les utilisateurs externes
L’accès externe est l’un des plus grands défis des configurations VPN traditionnelles. Les sous-traitants ou partenaires ont souvent besoin d’accéder à un seul système spécifique, mais reçoivent en pratique des droits beaucoup plus étendus que prévu.
Le « Zero Trust » résout ce problème grâce à un accès plus précis et contextuel :
Les utilisateurs externes ne voient que les applications spécifiques auxquelles ils ont droit :
- Le réseau global n’est pas exposé
- Aucune installation lourde n’est nécessaire
Cette approche simplifie la collaboration tout en réduisant considérablement les risques. L’accès peut également être accordé ou retiré rapidement, voire automatiquement. Cela s’avère particulièrement utile dans le cadre de projets temporaires ou de collaborations ponctuelles.
5. Une visibilité complète sur les activités au sein du réseau
Le VPN offre une visibilité limitée. En général, il permet de voir qui s’est connecté et à quel moment, mais pas précisément ce qui s’est passé pendant la session. Dans le paysage actuel des cybermenaces, cela ne suffit plus.
Le “Zero Trust” apporte une visibilité beaucoup plus détaillée sur l’activité des utilisateurs :
- Quelles applications ont été ouvertes
- Quelles actions ont été effectuées
- Depuis quel appareil
- Depuis quel emplacement
Ce niveau de visibilité permet de détecter plus rapidement les comportements suspects et de réagir plus efficacement en cas d’incident. Il fournit également des pistes d’audit claires, essentielles pour les cadres de conformité tels que NIS2.
6. Une approche de sécurité tournée vers l’avenir
Le VPN a été conçu pour un monde où les frontières du réseau étaient clairement définies. Ce monde n’existe plus. Les organisations travaillent désormais avec des plateformes cloud, sur plusieurs sites et avec une grande diversité d'appareils et d'utilisateurs.
Le « Zero Trust » est conçu pour cette réalité. Cette approche s’appuie sur des principes clés tels que :
- L’accès selon le principe du moindre privilège
- La vérification continue
- La sécurité centrée sur les données
Le « Zero Trust » s’intègre également aux frameworks modernes comme le ZTNA (Zero Trust Network Access), le SSE (Secure Service Edge) et le SASE (Secure Access Service Edge). Il s’agit donc d’une approche évolutive, flexible et adaptée aux besoins actuels.
Prêt à aller au delà du VPN ?
Abandonner le VPN ne se résume pas à remplacer un outil par un autre. Il s’agit d’adopter une nouvelle façon de gérer les accès et la sécurité.
Le « Zero Trust » réduit les risques, simplifie la gestion et améliore en même temps l’expérience utilisateur. Les organisations qui franchissent ce cap sont mieux préparées aux menaces modernes, aux exigences réglementaires plus strictes et à la poursuite de leur transformation numérique.
Vous souhaitez identifier vos principaux risques et vos quick wins ?
Identifions-les ensemble et élaborons une feuille de route claire vers le « Zero Trust ».